• IKIMASU

Tanabata : la fête des étoiles qui célèbre les retrouvailles de deux amants

La légende des amants séparés Orihime et Hikoboshi est à l’origine de la fête des étoiles célébrée aujourd’hui encore à travers l’ensemble de l’archipel nippon.


Le Bouvier et la Tisserande représentés par le peintre japonais Tsukioka Yoshitoshi dans Cent aspects de la lune, 1885-1892

Au Japon, le 7 juillet (ou le 7 août selon les villes), on célèbre Tanabata, la « fête des étoiles ». Les rues et jardins se parent alors de branches de bambou sur lesquelles chacun accroche un tanzaku, carte de vœux en papier de couleur. Ces vœux sont adressés à la déesse Orihime et à son époux, dans l’espoir de les voir exhausser. A cette occasion, le Japonais aime à porter un yukata, kimono léger en coton.


Tanabata est une fête traditionnelle chinoise transmise de très longue date au Japon. Elle est célébrée le 7ème jour du 7ème mois lunaire et correspond à la période de l’année durant laquelle on peut observer particulièrement les étoiles Véga, de la constellation de la Lyre, et Altaïr, de la constellation de l’Aigle, séparées par la Voie Lactée, véritable rivière d’étoiles.


Selon la légende, Orihime, déesse tisserande, avait quitté le monde céleste pour épouser Hikoboshi, un mortel, bouvier de profession. Cependant, comme les deux époux s’étaient mis à délaisser leur travail respectif, le père d’Orihime, Seigneur du ciel, avait alors décidé de les séparer de part et d’autre de la Voie lactée afin qu’ils reprennent chacun leur activité. Depuis lors, les amants n’ont le droit de se voir qu’une seule fois par an, la 7ème nuit du 7ème mois, à condition de travailler ardemment le reste de l’année.


De nombreuses festivités sont organisées à travers l’ensemble de l’archipel nippon autour de cette légende.


Margot Barrat